Fédérer une communauté autour du vide-dressing

January 24, 2022

GRYC, c’est l’association du vide dressing et d’endroits conviviaux que vous fréquentez déjà : bars, café ou barbershop. Pauline PASTUREAU, la fondatrice, a lancé ce concept dans l’idée de recréer des liens entre tous les acteurs d’une vente de vêtements. Après avoir travaillé plusieurs années dans la fast-fashion, la nécessité d’une consommation plus responsable lui a sauté aux yeux, alors elle s’est lancée ! Maintenant, vendeurs, acheteurs, lieux de rencontre (et même la planète !) sont aussi gagnants les uns que les autres.

En interviewant Pauline, que nous avons reçue aux côtés de Célia, nous nous sommes concentrés sur sa vision de l’entrepreneuriat à impact et sur les raisons qui l’ont poussée à créer une entreprise où les vêtements de seconde main sont promus au même titre que la solidarité et les liens sociaux. Retrouvez l’interview en images ci-dessous, et le détail des questions (au complet !) juste après.


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Présentation du concept : les mots de la fondatrice

GRYC, c’est quoi ?


Pauline : “Gryc c’est une entreprise d’organisation de vide-dressings pour particuliers. On organise ces vide-dressings dans des lieux atypiques de la ville de Bordeaux, pour le moment.


Pour ne citer que quelques exemples, vous pouvez retrouver GRYC à l’hôtel Renaissance (Gina Caffè Shop), au Balancier (bar à vins) ou encore aux Galeries Lafayette de la fameuse rue Sainte-Catherine par exemple.


Pourquoi GRYC ? 


Célia : “Parce que Gryc c’est l’acronyme de “Get rid of your clothes”, qui veut dire "Débarrasse-toi de tes vêtements” en anglais.


Comment ça marche ?


Pauline : “Les personnes qui souhaitent vendre leurs vêtements nous appellent. Elles viennent sur le QG Gryc, on sélectionne les vêtements, et on s’occupe de la vente, encaissement etc. Et après on restitue les invendus aux clientes.


Pourquoi devrait-on préférer la seconde main ? 


Célia : “Parce que c’est l’avenir !” 


Il faut avouer qu’à ce moment de l’interview, la réponse est sortie spontanément et que Pauline, comme Célia, ont rit de promouvoir leur entreprise de cette façon. Pourtant, rien de plus sincère ! Et il n’y avait rien à ajouter.

C’est quoi l’impact positif de GRYC ?


Pauline : “Alors du coup l’impact positif de Gryc, il y en a plusieurs. D’une part écologique puisqu’on recycle les vêtements et on évite la surproduction de textile. Et on retisse du lien social réellement, avec du lien physique.


Comment avez-vous géré vos events face à la crise sanitaire ?


Célia : “Face à la crise sanitaire, on a dû changer un petit peu l’organisation de l’entreprise. On a décidé de se mettre un peu plus sur le digital, donc on a créé un e-shop sur internet, pour vendre ces pièces de seconde main. Et continuer à garder un lien avec nos clientes, et continuer à promouvoir le “consommer mieux”.


Comment communiquez-vous sur ces événements ?


Pauline : “Du coup si tu veux savoir, quand sont nos événements et où sont nos événements, tu peux nous suivre sur les réseaux sociaux : Instagram, Facebook, ainsi que sur notre site internet ! Pour l’instant en tout cas c’est uniquement là-dessus

Se lancer dans l’entrepreneuriat à impact : les valeurs de la fondatrice


Pauline a toujours travaillé dans le milieu de la mode : sur son CV, on voit passer des noms tels que Galeries Lafayette, Pull&Bear ou Livy. La suite logique a donc été de creuser les motivations qui l’ont encouragé à changer la direction de sa carrière, dans un monde où la production de vêtements est encore problématique.


Comment passe-t-on de la fast fashion à la seconde main ?


Pauline : “Alors il est vrai que j’ai travaillé pendant plusieurs années pour la fast fashion. Justement c’est “grâce à ça”, que j’ai eu une prise de conscience. Que j’ai voulu changer mes modes de consommation. C’est en voyant toutes les coulisses de cette surconsommation, que j’ai voulu changer mes modes de consommation, et aussi maintenant, vouloir changer les modes de consommation de tout le monde, je l'espère.


Pauline : “[Quand tu reçois un produit depuis les usines et] que t’as un petit détail défectueux tu le jettes, c’est n’importe quoi. [...] Y’a beaucoup de personnes qui virent de bord entre guillemets parce qu’ils se rendent compte de tout ce qu’il se passe” 


Pourquoi choisir Ulule comme plateforme de lancement de projet ?


Célia : “Nous c’est celle qu’on connaissait à la base, la plus connue pour nous, et ils nous ont apporté beaucoup de conseils lorsqu’on s’est lancées.


Pauline : “Et puis comparé à d’autres plateformes, ils soutiennent plus de projets éco-responsables. Après ce qu’il y a, c'est qu’on ne lance pas forcément une campagne de crowdfunding pour le lancement. C’est la différence entre un produit, où c’est beaucoup plus simple de faire une campagne de crowdfunding, qu’avec un service. Parce que nous on ne peut pas proposer notre service de vide-dressing gratuitement. Ça demande beaucoup de temps à mettre en place. Il y a des contreparties, on les a cherchées, mais ça ne peut pas être le service en lui-même.


Au moment de l’interview, GRYC avait lancé sa campagne depuis 1 semaine et avait atteint 13% de son objectif. 


Est-ce que vous êtes satisfaites de ce résultat ?


Célia : “Oui on est très contentes de la première semaine, on a eu beaucoup de partages, des dons et puis ça encourage de voir tout ce soutien. On continue à partager et on espère qu’on y arrivera ensemble !


Votre plus grande fierté sur ce projet ? 


Pauline : “Alors notre plus grande fierté aujourd’hui, c’est d’en être là justement… Parce qu’on part de rien, et pour nous c’est déjà beaucoup ! On a des clientes fidèles...  D’ailleurs on les salue ! Et voilà ça veut dire que ce qu’on fait a un impact, et on veut continuer. C’est ça notre plus grande fierté : se dire que ce qu’on fait a un sens. Et on y arrive petit à petit.


Est-ce un risque de se lancer dans l’entrepreneuriat ?


Pauline : “Oui ! C’est un risque ! Alors se lancer dans l’aventure entrepreneuriale est un risque. Mais c’est un beau risque. Ce n'est pas un risque de vie ou de mort.


Célia : “On apprend tous les jours, forcément ça ne se passe jamais comme on l'avait prédit à la base. Voilà, des fois, il y a des couacs, il y a des confinements, le covid qui débarque ! Donc il faut toujours rebondir, essayer toujours d’améliorer le concept…


Pauline : “C’est ça, c’est très constructeur finalement, on apprend beaucoup, on évolue, on grandit. C’est de l'adrénaline mais de la bonne adrénaline.


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